
Enfin les choses avancent en ce qui concerne le déploiement de la fibre optique. En effet depuis de nombreux mois les différents opérateurs en place victime ou profitant du flou juridique et de l'absence de régulation se battent pour imposer leur technologie.
Oui 2 visions s'opposent, celle de France Telecom qui préconise le modèle gpon et ses concurrent qui préfèrent le point à point. Sans entrer dans les détails avec gpon l'opérateur tire une fibre du NRO (Neud de racordement optique qu'on appelle communément
central) en bas de l'immeuble ou habitation puis 1 fibre par logement, la première fibre est donc mutualisé. Le modèle point à point, aussi appelé p2p, fait en sorte que chaque logement ait une fibre dédié.
Les 2 solutions on des avantages, le gpon permet un déploiement plus rapide et moins couteux que le point à point cependant quelques contraintes laissent un gout amer et FT à du mal à faire passer la pilule. Je note 3 raisons principales d'adopter le point à point:
1 - Si la section fibre mutualisé du GPON se casse X clients son coupés contre 1 seul en p2p.
2 - Qui peu prédire qu'un jour une seule fibre permette de couvrir les besoins d'un immeuble, il faut donc déployer un réseau pensé pour le long terme avec une fibre par logement.
3 - Cette raison et certainement la plus important et purement administrative: le point de mutualisation en p2p se trouve au nro alors qu'en gpon il est en bas de l'immeuble. Dé mémoire si tout paris était fibré en GPON il faudrait que les opérateurs alternatifs couvrent plus de 80 000 points de mutualisation alors que tout peu se faire en une vingtaine de NRO.
France télécom à une force de frappe financière plus importante que ses concurrents et par conséquent est en mesure de déployer du gpon plus rapidement que les autre opérateurs qui font du point à point. Ainsi si France Télécom déploie avant les autres du gpon il sera difficile pour FREE ou SFR de "dégrouper" et donc proposer une offre alternative. Il en va donc de l'intérêt des consommateurs que les opérateurs adoptent le point à point pour assurer la facilité d'accès au point de mutualisation.
Avant tout chose rappelons que le principe de mutualisation de la partie terminale des réseaux fibre est fixé depuis 2008 de plus il est prévu que le point de mutualisation est situé en dehors des limites de la propriété privée, sauf pour certaines exceptions.
C'est justement ces exceptions que l'ARCEP redéfinie aujourd'hui en effet le point de mutualisation se situe à l'intérieur des limites de la propriété privée dans 2 cas:
- les immeubles raccordés à des égouts visitables (c’est le cas de Paris), et ce, quelle que soit la taille de l’immeuble.
- les immeubles d’au moins 12 logements.
Afin d'éviter la main mise d'un opérateur comme orange sur un immeuble voir d'une ville entière
tout opérateur peut demander à l’opérateur d’immeuble (c'est-à-dire l’opérateur choisi par la co-propriété pour fibrer l’immeuble) de disposer d’une fibre supplémentaire dédiée pour chaque logement, moyennant un préfinancement de son installation et un co-financement de l’investissement initial mais également d'un dispositif de brassage.
Cette décision de l'ARCEP qui me semble de toute logique permet donc aux opérateurs de partager les couts de déploiement tout en conservant leur choix technologique et surtout assure aux consommateurs de pouvoir changer d'opérateur facilement. Cependant il faut encore une consultation publique d'un mois et validation des autorités européenne pour que la mesure soit adoptée ce qui nous emmène a l'automne.
Lorsque les feuilles tomberont la fibre prendra-t-elle sont envol?